1. Martine s’envole avec Brian (is in the kitchen) Air…

Fiction estivale… ne fait pas mal à la tête…

Martine a grandi : depuis une dizaine d’années déjà elle est adulte. En tant que telle, se retourner sur ces années passées est déjà synonyme de prosac. Ne nous appesantissons donc pas sur le sablier. Pur produit de la génération y, Martine blogue pendant son temps libre, twitt en toute occasion, est en permanence à la recherche du bien être perdu. Cette été elle a besoin de se déconnecter (à prendre au second degré évidemment elle ne va quand même pas ce déconnecter de la toile enfin du monde quoi) Exit les grandes vadrouilles culturelles. Les randonnées ? Même pas envisageable avec ses havanianiass. A la recherche d’un bon plan sur le net elle trouve de magnifiques lunettes de soleil Ray machin chose ce qui réduit encore considérablement son budget vacances surtout si elle craque pour cet authentique panami panamo que l’on peut fourrer n’importe comment dans son sac à main. Elle opte donc pour une promo Cool Voyages au Baléares, le nom sonne bien et … ce sera sa première fois… dans un hôtel club.

Après avoir joué à Tetris (ce qui ne l’amuse plus à son âge, aie toujours cette question d’âge !) une bonne heure avec ses affaires les essentielles, les hit mode, les mais quand même celle là je l’aime bien ; en route pour la ville de la bouillabaisse, (cela fait déjà vacances ! truc de ouf ! Non ça aussi c’est dépassé ! ) et de là départ pour les Baléares.

Auparavant elle laisse son désormais vieux chien plouf chez ses grands parents, son compagnon de toujours préfère les hôtels clubs maison avec suite intégrée et service de chaque instant dédié uniquement à sa petite personne.

Arrivée à l’aéroport, Martine jette un œil à son billet, elle part avec Brian (is in the kitchen) Air. Seule à n’avoir pas lue les petites lignes lors de la réservation sur internet, elle a payé une option supplémentaire ce qui est rare sur un vol QNCPC (comprenez Qui Ne Coute Pas Cher en théorie). De fait Martine dépasse donc toute la file de voyageurs qui trépigne dans le hall ou plutôt le hangar d’embarquement et est la première à poser son royal derrière dans l’appareil, juste à l’entrée, dans les premières rangées afin de pouvoir observer. L’hôtesse de l’air lui fait l’économie d’un bonjour (eh oui un vol QNCPC) tout en discutant avec animation en espagnol avec sa collègue. Martine ne peut décrocher son regard de l’hôtesse : mais quel est donc cet ORNI (objet rond non identifié) sur le sommet de son crâne brun ? Un chignon blond comme une bouée jaune sur fixé sur une mer huilée de laque capillaire. Un peu abrutie par les formalité de l’aéroport, Martine fixe les sièges de devant en jaune et bleu , en plastique, effet Paydebil… en avant les histoires… garanti ! L’avion se remplit et le suspense des retardataires commence à se faire sentir. Une passagère monte à bord toute essouflée : j’ai perdu mon billet, j’ai perdu mon billet ! Bel exploit de perdre son billet sur le tarmac pendant les cinq minutes de marche après l’embarquement ! Notre ORNI préféré se retourne vers sa collègue yo alucino, yo alucino ! (j’hallucine, j’hallucine) La jeune femme revient, elle a combattu le mistral, affronté le tarmac et tous ses objets volants identifiés et brandit vaillamment, après avoir couru dans l’escalier, le petit papier froissé mais toujours magique qui lui permet d’embarquer. L’hôtesse de l’air qui n’en est toujours pas revenu de sa stupeur, rit et médit en espagnol. Mais le défilé n’est pas terminé, un homme, la soixantaine, avec le polo rose « vacances » qui va bien, court dans l’appareil : « J’ai perdu ma femme j’ai perdu ma femme ! ». Il va et vient comme un tigre en cage puis finit par s’assoir. L’hôtesse de l’air n’a plus de mots même en espagnol pour exprimer son étonnement. Elle se contente de le dévisager comme Martine mais moins discrètement. Finalement une grande femme blonde, déboule furieusement. Flanquée d’une carrure de rugbyman, ses yeux lancent des éclairs , elle bouscule presque l’hôtesse, la balaie de sa rage et se laisse tomber sur le fauteuil à côté de l’homme au polo rose. Il avait retrouvé sa femme. Esta mala en su cabeza s’exclame l’hôtesse. Pour finir un coup de fil lui annonce l’arrivée imminente de deux jeunes filles retardataires. Por favor que sean normales réplique t’elle. L’embarquement une fois terminé l’avion se met en branle. Les français bruyants, s’agitent et parlent pour le plus grand nombre, pendant la démonstration des consignes de sécurité que ce soit en espagnol, en anglais ou en français. Les intellectuels se munissent d’un casque pour écouter n’importe quoi d’autre plutôt que cela et se saisissent d’une revue. Ca y est Martine s’envole !

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