Quel est le point commun entre le Brésil, l’Espagne et l’Essonne ? La danse…

Le tissu culturel local réserve de bonnes surprises pourvu que l’on s’y intéresse de près. J’ai assisté le temps d’une soirée au festival Danse Essonne et j’en suis ressortie avec des étoiles plein les yeux. Des scènes qui pétillent de voyages et de talents, du Brésil à l’Espagne. J’ai donc souhaité en ces quelques mots partager ces précieux moments afin qu’à votre tour pourquoi pas, vous puissiez ressentir ces émotions culturelles, enveloppés de la magie de ces artistes.

 

Grafismos/ Variaçao 4

Paulo Caldas / Staccato (Brésil)

Interprétation Barbara Lima et Danilo D’Alma

grafismos

Le souffle conjoint de deux danseurs venus de l’univers du hip hop tourbillonne dans un carré de lumière. Comme un mouvement perpétuel de réflexion autour et dans la forme, ils se font signe d’un nouvel espace où la fluidité devient le graphisme d’un passage entre danse contemporaine et hip hop, l’espace réel et celui imaginé, construisant de leur danse l’espace incarné…La chorégraphie devient liquide par les courbes corporelles et l’engagement physique constant des danseurs. Le corps sculpté par la lumière devient signe. De même que le graphisme, la chorégraphie devient une rythmique visuelle où la sensualité des danseurs et leur jeunesse se font les marqueurs transversaux d’un nouvel univers.

Pour suivre leur actualité :

https://www.facebook.com/pages/Staccato-I-Paulo-Caldas/276818642334698

Abudancia

Flavia Tapias / Grupo Tapias

Abundância – # 1 Too much Chorégraphie La Intrusa – Virginia García et Damián Muñoz Interprétation Flávia Tápias et Alexandre Bado Costumes et scénographie Virginia Garcia Production CDPD-RJ Coproduction Correios em Movimento

Abundância – # 2 The new desire Chorégraphie Flávia Tápias Interprétation Flávia Tápias et Alexandre Bado Assistant dramaturgie Oshin Stack Recherche et textes Hélia Borges et Bruna Pinna Production CDPD-RJ

Danseuse

Flavia Tapias investit l’espace d’un quotidien lié à la surenchère. Abondance alimentaire, abrutissement, désirs, snapshot d’une société contemporaine rythmée par une surconsommation maladive. Fortement théâtralisé, ce duo prendrait presque l’apparence d’un trio avec comme dernier protagoniste les exigences que la vie moderne dicte à la jeunesse. Ce moment de spectacle vivant est véritablement un tout transversal, l’esthétique d’un mouvement aux fortes intentions théâtralisées avec une touche d’humour impertinent. La danse saccadée et angulaire de Flavia Tapias traduit bien cet aspect douloureux de l’attitude zapping, fébrile passage d’une information à une autre, d’une apparence à la perfection d’un cliché et la résistance d’une personnalité tiraillée entre ce qu’elle est, ce qu’elle aspira à être et ce que les autres aspirent à ce qu’elle soit. Ce faisant elle rétablit l’instinct, le libre arbitre et le bon sens et ainsi la capacité de l’artiste à s’affranchir des règles, à créer.

Et bonne nouvelle cette compagnie est en résidence au Théâtre de l’Envol de Viry-Chatillon, gageons donc que nous entendrons bientôt parler d’eux !

Pour plus d’informations :

www.espacotapias.com/site/flavia-tapias

http://www.viry-chatillon.fr/envol/envol.html

Israel Galvan

La Edad de Oro

Directeur artistique Pedro G. Romero avec Israel Galvan chorégraphie & danse, David Lagos au chant et Alfredo Lagos à la guitare.

israel-galvan-la-edad-de-oro

Un rectangle de lumière donne le ton épuré du danseur, Israel Galvan entre sur scène, silhouette noir sur fond noir, sonorité et geste le flamenco claque, le silence, puis des accords vertigineux de guitare où la main d’Alfredo Lagos devient contorsionniste et le chant de David Lagos fait vibrer la traditions Flamenca. Le public est suspendu du bout des pieds au bout des doigts, les artistes créent une unité vibrante et prennent en otage la salle.  La danse se fait musique, chaque sonorité de l’espace scénique résonne à sa façon, à l’espagnole. Israel Galvan extraie l’essence actuelle du flamenco, véritable battle avec lui même, des petits airs de défis qui ne sont pas sans rappeler le hip hop, une référence à Mickael Jackson. Il existe par la danse jusqu’au bout des doigts, paroxysme d’un flamenco actuel dans un moment d’infini. Le public applaudit, un rappel puis deux puis trois. La surprise de voir les trois artistes échanger les rôles avec humour, Alfredo Lagos au chant, Israel Galvan à la guitare et David Lagos à la danse, tournant en dérision leur talents mais aussi les rôles établis et répartis dans la pure tradition flamenca. En cela ils manifestent l’essence même du flamenco, une fête, charmant pied de nez à l’attention tranquille et captivée de l’assistance ce soir là.

Israel Galvan sera de nouveau en France fin mai, ne manquez pas cet artiste extraordinaire !

Pour plus d’information :

http://www.israelgalvan.com

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :